En France et en Europe, il existe une longue tradition de collaboration de classe entre la gauche, le patronat et les syndicats pour limiter l’immigration en fonction des besoins du capitalisme « autochtone ». C’est ainsi que, dans une récente brochure de la Fondation Jean Jaurès, l’adjoint socialiste à la mairie de Nantes Bassem Asseh et le militant du PS Daniel Szeftel (2024) se livrent à l’apologie de ce qu’ils ont l’impudence d’appeler le « contrôle ouvrier » sur l’immigration. Il s’agit en réalité d’un contrôle-étatico-syndicalo-patronal, absolument pas « ouvrier ». [On retrouve d’ailleurs ce même concept dans le livre de l’historien Bastien Cabot (2024) qui y ajoute des expressions de son cru, totalement absurdes, comme la « régulation des flux migratoires “par en bas” » et même le « protectionnisme ouvrier » !!!]
Les « socialistes » Asseh et Szeftel prétendent aussi combattre l’identitarisme « décolonial » et une trop grande complaisance de la gauche vis-à-vis de l’islam ; en clair, ils visent la gauche islamo-compatible, voire islamisto-compatible et ses nombreuses errances qui méritent évidemment d’être critiquées, mais en partant d’une position de classe et anationaliste – pas d’un point de vue nationaliste, étatique et pro-patronal comme le leur. Cet article tâchera à la fois de réfuter les positions de ces « socialistes », mais aussi d’évoquer plus largement l’histoire du mouvement ouvrier français face à l’immigration à travers d’autres sources.
Articles parus et à paraître
Introduction
Nationaux-populistes et Identitaires fascisants : des programmes quasi identiques
L’antiracisme : un ennemi à abattre ?
Des Gaulois racistes ?
Rouges-bruns ? Fascistes ? Post-fascistes ?
Des partis de gauche de plus en plus favorables au « contrôle des flux migratoires »
https://npnf.eu/spip.php?article1193
Première partie
1. George Galloway : de l’anti-impérialisme réactionnaire au socialisme xénophobe
https://npnf.eu/spip.php?article1206
2.La gauche française contre l’immigration : de Jaurès à Roussel
https://npnf.eu/spip.php?article1201
3. Jacopo Custodi « La gauche et la nation »
Deuxième partie
1. Transitions italiennes
Costanzo Preve : de Marx à… Alain de Benoist
Diego Fusaro, le turbophilosophe xénophobe
2. Transitions britanniques
Franck Furedi : De Trotsky à… Viktor Orban
3. Transitions françaises
Lieux communs : de Castoriadis au collapso-trumpisme
https://npnf.eu/spip.php?article1199
Denis Collin : du trotskysme aux revues d’extrême droite
4. Transitions allemandes
– Introduction
– Quelques points de repère chronologiques sur le contexte politique et les positions de la nébuleuse antideutsch
– Des « antinationaux » aux « antideutsch » : une évolution politique complexe
– Transfuges, renégats ou convertis ?
– Etudes de cas : Frank Böckelmann (de Subversive Aktion à l’AfD ) ; Bernd Rabehl (du SDS au nationalisme-révolutionnaire) ; Jürgen Elsässer (du KB à l’AfD) ; Horst Mahler (de la Fraction Armée Rouge au NPD) ; Günther Maschke ; Reinhold Oberlercher ; Rolf Peter Sieferle (du SDS à la Nouvelle Droite)
– Annexe 1 : Le SPD, le KPD et la prétendue « question juive »
– Annexe 2 : L’Initiative du Forum socialiste, l’Institut de critique sociale et les éditions ça ira
– Annexe 3 – Le Querfront (Front transversal) : un projet présidentiel de droite ?
– GLOSSAIRE
5. Transitions espagnoles
Gustavo Bueno : de la Phalange à Vox en passant par Marx
Santiago Armasilla, le disciple de Bueno
Annexes
1. « L’extrême droite est morte et enterrée ». Vraiment , monsieur Marcel Gauchet ?
https://npnf.eu/spip.php?article1192
2. Qui est l’extrémiste ?
3. De curieux amis de Pierre-Joseph Proudhon
4. Qui pleure la disparition de Costanzo Preve ?
Glossaire