Le rapport annuel sur la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières vient d’être publié, que se refuseront à lire les éternels crétins qui, chaque 1er Mai, se baladent dans les manifs avec le T-shirt ou le drapeau arborant le visage de Guevara, l’un des pires promoteurs de la dictature cubaine.
Cuba se classe au 165e rang sur 180 pays. Voici ce qu’on peut lire sur le rapport concernant ce pays :
« Cuba reste, année après année, le pire pays d’Amérique latine en matière de liberté de la presse. La Constitution établit que les médias sont la propriété de l’État, rendant de facto l’exercice du journalisme – en dehors de la presse officielle – clandestin. Depuis 2021, l’espace de liberté créé par un bref “printemps” des médias en ligne indépendants, s’est progressivement refermé et la répression contre les journalistes s’est intensifiée.
A Cuba la liberté d’expression existe. Et celui qui dit le contraire va en prison !
Les télévisions, radios, journaux sont étroitement surveillés par l’État, et la presse privée demeure interdite par la Constitution. Les chaînes de télévision Tele Rebelde et Cubavision sont les plus importantes du pays, tandis que Radio Reloj est la radio la plus écoutée. Le journal Granma est le plus diffusé. Il est contrôlé par l’État, comme tous les autres médias. L’écosystème des médias indépendants, né avec l’essor de l’accès à internet au milieu des années 2010 et porté par une nouvelle génération de journalistes, a été progressivement étouffé par la répression. En parallèle, des médias dirigés par des journalistes dissidents exilés, principalement aux États-Unis, restent actifs et produisent des informations interdites de diffusion par les canaux officiels de la presse cubaine.
La Constitution cubaine dispose que “les principaux médias de communication sociale, quel que soit leur format ou support, appartiennent au peuple sous un régime de propriété socialiste ou à des organisations politiques, sociales et de masse. Toute autre forme de propriété est interdite”. Dans cette logique, la loi sur la communication sociale de Cuba (2024) encadre strictement les médias, majoritairement publics ou affiliés à des organisations politiques et sociales. Les autres ne peuvent opérer qu’en lien avec une activité principale et doivent être enregistrés en respectant des exigences de transparence. Dans l’espace numérique, les créateurs de contenu doivent respecter des règles strictes. L’État contrôle la communication en ligne, et les fournisseurs de télécommunications veillent à son application. Le Code pénal adopté en 2022 renforce le répertoire de la répression cubaine de termes vagues (“troubles publics”, “outrage”, “péril à l’ordre constitutionnel”…) pouvant être facilement détournés pour servir de prétexte à des poursuites contre les journalistes.
Arrestations, détentions arbitraires, menaces d’emprisonnement, persécution et harcèlement, perquisition illégale de domicile, confiscation et destruction de leur matériel font partie du quotidien des journalistes qui ne suivent pas la ligne officielle castriste. »