Historien et sociologue, son itinéraire politique commence dans l’extrême droite allemande pour finir dans la… prétendue « gauche » danoise.
« Henning Eichberg adhère en 1956 à l’Union sociale allemande (DSU), fondée par Otto Strasser* dans les années 1950 comme point de ralliement du national-socialisme antihitlérien. Il milite ensuite au sein de l’association étudiante du NPD, la NHB, et perfectionne son sens politique auprès d’Arthur Erhard, fondateur de Nation und Europa et ancien membre de la SS. Dans les années 1970, il dirige des cercles national-révolutionnaires où Strasser et Niekisch sont vénérés, et forge l’expression “impérialisme vodka-cola” ainsi que le concept d’“ethnopluralisme”, un euphémisme pour désigner l’apartheid. Eichberg déplore “un Paris africanisé, un Bruxelles ethniquement dépersonnalisé et un Berlin-Kreuzberg où les Turcs représentent 20 % de la population”. Malgré cela, Eichberg est autorisé à publier un article dans la revue théorique social-démocrate Die Neue Gesellschaft/Frankfurter Hefte en décembre 1991 » [Kratz, 1999].
Écrivant à la fois dans des revues de la Nouvelle Gauche allemande (Unter dem Pflaster liegt der Strand ; Pflasterstrand ; Befreiung) et des revues d’extrême droite (Deutscher Studenten-Anzeiger, Actio, Europe Action, Nouvelle École, Neue Zeit, Junges Forum, wir selbst), ses divagations néofascisantes lui posent quelques problèmes dans l’Université allemande. Il part donc vivre et enseigner au Danemark, pays dans lequel il adhère au… Socialistisk Folkeparti (Parti populaire socialiste) !