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Ni patrie ni frontières
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Ethnopluralisme (ou ethnodifférencialisme)
Article mis en ligne le 12 août 2026

Concept utilisé par l’extrême droite pour justifier la séparation et la ségrégation des prétendues « races ». La version cool et apparemment inoffensive de cette idéologie pourrait se résumer en ces termes : « Chaque peuple doit vivre et s’épanouir chez lui, dans son environnement naturel. » La référence positive au « pluralisme » fonctionne comme un paravent des visions politiques autoritaires et totalitaires, exactement comme la défense de la « liberté d’expression » par les néofascistes et populistes d’extrême droite actuels.

D’ailleurs, l’apartheid sud-africain reposait lui aussi sur un prétendu « pluralisme racial » sacralisant (et en réalité hiérarchisant) les identités dites « ethniques ». Chez les suprémacistes ou les nationalistes blancs anglosaxons, la tendance dure défend ouvertement la supériorité de la prétendue « race blanche » ; dénonce « l’ethnocide » dont seraient victimes les « Blancs » et le « chaos ethnique » créé par le métissage et la mondialisation ; les plus fascistes d’entre eux rejettent également la « civilisation occidentale » pour son universalisme, son individualisme et son égalitarisme.

La tendance molle (et surtout hypocrite) de l’ethnopluralisme (celle influencée notamment par la Nouvelle Droite européenne) prétend ne défendre aucune hiérarchie entre les cultures, les respecter toutes, mais en répandant le mythe et la peur du « grand remplacement », de l’islamisation de l’Europe, de « l’invasion » du Nord par le Sud, etc.