Service employant environ 5 500 personnes qui surveillent tous les « extrémismes » et à propos desquels il rend des rapports annuels sur les courants « extrémistes » « de droite, de gauche, islamistes, sectaires et étrangers » Son budget est conséquent et ses droits considérables puisqu’il peut infiltrer ces groupes, écouter les conversations téléphoniques, placer des micros cachés dans leurs locaux, etc.
Dans le vocabulaire universitaro-policier allemand, est considérée comme « radicale » toute personne qui exprime une critique virulente de l’État sans vouloir le renverser ; mais est étiqueté comme « extrémiste » tout individu qui veut détruire l’État existant ; en cas de soupçon, « l’extrémiste » est soumis à une surveillance policière approfondie, puis peut être traduit en justice, si sa « culpabilité » idéologique est reconnue, et donc être condamné à des peines de prison. Son organisation peut être dissoute, son journal interdit, la maison d’édition ou la librairie qu’il dirige être mise en faillite, etc.