Créé officiellement le 30 avril 1967 à Berlin, sous le patronage du président du FDP de Berlin (on découvrira après sa mort, vingt ans plus tard, qu’il s’agissait d’un agent de la Stasi !) et d’intellectuels de gauche comme l’historien Ossip K. Flechtheim et l’écrivain Hans Magnus Enzensberger, il rassemble dès la première année 700 membres qui paient une petite cotisation. Il s’agit d’un lieu « où l’on peut se retrouver, loin des associations et de l’agitation institutionnelle, autour d’un café, d’une eau-de-vie de fruits ou d’une bière, avec des gens dont l’horizon ne se limite pas à la presse Springer », mais aussi d’un centre d’information et d’action qui entend « réfuter les fausses déclarations officielles, informer l’opinion publique par des conférences de presse, évaluer les premiers témoignages », ficher les policiers les plus violents, dénoncer les violations de la Constitution, etc. Horst Mahler, avocat et militant du SDS , est « l’administrateur fiduciaire et le directeur général de cette société à responsabilité limitée ». Le club rassemble des étudiants, des syndicalistes, des membres des courants « de gauche » au sein du SPD et du FDP. Le SDS créera des « clubs républicains » dans de nombreuses villes.