Quand la « gauche roquefort » flirte avec la « gauche pourrielle » (2007)
« La gauche a besoin de toutes ses voix au premier tour pour gagner au second », a déclaré José Bové dans une interview à Libération du 23 février 2007.
Ainsi, il est évident que, avant même d’avoir recueilli leurs 500 signatures, Bové et ses amis appelleront à voter pour ce que ce monsieur appelle « la gauche » au second tour, donc pour Ségolène Royal si elle arrive en première ou en seconde position.
Si telle est leur position, pourquoi dans le même temps faire semblant de dénoncer depuis des années les méfaits de la « gauche sociale-libérale » au pouvoir ou dans l’opposition ? Ces dénonciations vigoureuses du « social-libéralisme », qui se sont faites plus bruyantes depuis le référendum contre le Traité constitutionnel européen et la prétendue « victoire » du Non, ne seraient-elles que du vent, de la poudre aux yeux ?
Article mis en ligne le 24 mai 2017
dernière modification le 5 mai 2017